Bienvenue en dictature !

Chers amis, comme j’aimerais vous parler d’autre chose : les pépites d’espérance qui brillent à travers tout notre pays, le rire des enfants lorsqu’on prend du temps avec eux, la joie d’être ensemble en famille pour fêter l’anniversaire d’une grand-mère, la satisfaction d’un travail manuel bien fait, les surprises de la providence, les belles rencontres, etc., etc.

Mais, comme des milliers – et même des millions ! – d’entre vous, je me suis engagé contre ce fumeux projet du dit mariage pour tous, qui est débattu en ce moment même au Parlement. Or, sur ce plan là comme dans d’autres, le gouvernement donne depuis quelques semaines de très mauvais signes en matière de démocratie : asservissement à une idéologie, mensonges, dialogue de sourds, re-mensonges, absence de liberté de conscience, atteintes à la liberté d’expression (manifestations, Internet, etc.), passage en force. Autant vous le dire sans détour : nous sommes de plus en plus à la botte à d’une dictature.

En voici 20 preuves :

1. Au prétexte que le monde évolue, la nouvelle dictature oblige le pays à suivre toute ces évolutions, bonnes ou mauvaises. Seul le choix possible est l’élément de discernement dans l’élaboration des lois : exit le bien commun.

2. Cette dictature s’octroie le droit – idéologie du gender oblige – de changer le sens des mots en son Parlement, appelant « couple » ce qui est en réalité une « paire » (de deux semblables). Demain, le mot « sexe » sera-t-il banni du dictionnaire au profit du mot « genre » ? Déjà, Sandrine Mazetier, députée PS de Paris, a déclaré vendredi à l’Assemblée vouloir changer le nom « école maternelle », trop lié selon elle aux mères… Et les maternités, on les appellera comment ?

3. C’est une dictature qui estime aussi que toute promesse de campagne d’un candidat à la présidentielle doit être mise en œuvre, coûte que coûte. Comme si un programme électoral était un référendum !

4. Pour s’éviter tout échec, elle refuse ce même référendum pourtant demandé dans la rue par le peuple, prétextant le droit constitutionnel, alors qu’il s’agit bien d’un enjeu sociétal, d’ « un changement de civilisation » selon les mots mêmes de la ministre qui porte le projet.

5. C’est aussi une dictature qui, après avoir reconnu la possibilité d’une liberté de conscience des maires dans la bouche de son Président, la leur retire dès le lendemain, entre deux chefs d’Etat, sous la pression d’un petit lobby gay de tout au plus 1500 personnes.

6. C’est une dictature, qui, au sein même de la majorité, retire  toute liberté de vote aux députés du groupe PS pour les obliger à se plier aux vœux des sirènes du moment. Sinon, dehors. Un vrai Soviet Suprême ! L’Union des Républiques socialistes ! Trop cooool !!! Sortez vos vieux pin’s. :-)

7. C’est une dictature qui fait encore proclamer à un député, sur le même sujet, en pleine Assemblée : « si les maires ne sont pas d’accord avec cette loi, ils n’ont qu’à démissionner ».

8. Et comme cela ne suffit pas, cette dictature coupe systématiquement le micro aux représentants du peuple dès lors que leur plaidoirie, sur un sujet aussi grave, dépasse les 2 minutes. Parfois, en pleine phrase, nous laissant sur notre faim :-) . Et puis, faire travailler ses députés nuit et jour, dimanche compris, quelle marche forcée !

9. C’est une dictature qui ne tient pas compte de 1,2 million de manifestants paralysant la capitale un 13 janvier, d’après un membre de la DGIS (ex renseignements généraux) qui s’est confié à un de mes amis… Normal, dans cette dictature « normale », on n’aime pas trop la liberté d’expression. Et encore moins Internet, dixit la porte-parole du gouvernement qui en veut à Twitter…

10. D’ailleurs, c’est une dictature qui ment sur les chiffres : le 13 janvier,  le nombre de 340.000 avait été arrêté avant la manifestation (ceci est confirmé par différents témoignages d’élus UMP, cf mon dernier billet). Les organisateurs espéraient au moins 500.000 personnes et avaient dit qu’à 800.000 ce serait un grand succès. Mais il ne fallait pas que ce le soit. Traditionnellement, on multiplie par 2 les chiffres officiels annoncés : 340.000 x 2, cela fait moins que 800.000 : bingo ! De nombreux policiers ont dit aux organisateurs qu’ils étaient écœurés par leur propre police… politique.

11. Cette dictature, en décembre, a transformé les auditions à l’Assemblée nationale en tribunal révolutionnaire contre les opposants. En particulier, ce tribunal a ainsi rendu ce jugement sur l’Eglise catholique (à laquelle pourtant disent appartenir 60% des Français) : « 1. Elle appuie son pouvoir sur la société grâce à la cellule familiale 2. Elle se trompe à chaque fois qu’elle se penche sur les problèmes de société 3. Elle est une « Eglise d’ordre » plutôt que de « service », c’est à dire qu’elle est dogmatique, à l’image de notre Saint Père (sic) 4. Elle est restée dans une position antérieure à 1792. 5. Qu’à cause d’elle, le mariage civil vit depuis 1792 sur l’ambigüité du mariage religieux entre un homme et une femme (resic) ». Ce jour-là, le rapporteur du projet de loi, M. Erwann Binnet, n’y a rien trouvé à redire. Vive l’anticléricalisme primaire !

12. Mais c’est aussi une dictature qui n’écoute pas la voix des homosexuels opposés au projet, comme ceux du collectif Homovox, dont le Président lui-même a pourtant entendu parler lors de la réception à l’Elysée – entre deux portes – des opposants au projet. D’ailleurs, ce soir là, il leur a dit : « on va en débattre, faut voir, faut voir… » avant de les faire ressortir par une porte dérobée, Florence Cassez oblige (comme par hasard, d’ailleurs !). Ce même collectif a été cité à l’Assemblée par le député Jean-Pier Door, mais qui en a parlé ? Il faut dire aussi qu’à chaque « grand moment », le compte Twitter d’Homovox est suspendu… Bienvenue en dictature ?

13. Un autre versant de cette dictature : elle n’écoute pas davantage l’avis de sages comme ceux de l’Académie des sciences morales et politiques ou des juristes (à l’image d’Aude Mirkovic, maître de conférences en droit privé à l’Université d’Evry). Elle n’écoute pas plus toutes les personnalités politiques de gauche – comme Sylviane Agasinsky – reprises par exemple sur le blog Valeurs de gauche. A quoi bon ?

14. C’est encore une dictature, qui, au fallacieux prétexte de l’égalité pour tous et donc de la lutte contre les inégalités, supprime l’égalité des enfants entre eux dans le droit d’avoir un père et une mère. Ce faisant, elle déstructure les enfants, leur ment, brisant aussi d’un trait de plume le rêve de tous les orphelins. Mais bon, comme dirait le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon, chantre de la morale laïque, il faut savoir « arracher l’enfant à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel », pour qu’il puisse lui-même choisir d’avoir rien que deux papas ou deux mamans !

15. Tant qu’elle y est, par une petite directive ministérielle ni-vue-ni-connue-je-t’embrouille, notre jolie dictature tente de faire passer en catimini la possibilité pour les femmes de louer leur ventre. Et elle l’encourage sous ce nom faussement altruiste de gestation pour autrui (GPA). D’ailleurs, ce serait plus juste de l’appeler GPF, comme Gestation Pour le Fric !

16. C’est encore une dictature qui tergiverse sur la procréation médicalement assistée pour les homosexuelles, alors qu’au nom de ce même argument massue d’égalité, le pendant pour les homosexuels masculins est bien les « mères » porteuses, 4 parents pour un même gosse (*). Comment s’étonner après que des ados sans repères attaquent des TGV comme au temps du Far West ? L’Assemblée ne ferait-elle pas mieux de s’intéresser à eux ?

17. Cette dictature pense encore pouvoir voler le mariage aux couples hétérosexuels, pour en faire un mariage OGM, un mariage bidouille, un mariage trifouille, triturant ce que l’Homme a de plus beau – sa capacité de donner naturellement la vie – et qui, avec le don de sperme à outrance, ira jusqu’à l’inceste. Mais bon, n’est-ce pas là le dernier point du programme des libres penseurs, d’après le franc-maçon et docteur Pierre Simon in La Vie avant tout chose ? Non non, ne soyez pas paranos, on veille !

18. Rassurez-vous : notre nouvelle dictature propose aussi aux bisexuels et transsexuels (le BT de LGBT) d’élever des enfants dans l’altérité sexuelle, même avec un double sexe(!) par personne. Sur cet argument de la nécessaire altérité pourtant défendu par tous les psychologues de France et de Navarre, la Garde des Sceaux Christiane Taubira, lance vendredi au Parlement – ce qui sonne comme un aveu de faiblesse – « Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire d’altérité sexuelle ? Les familles monoparentales, avec les grands-parents, les oncles et tantes, ont cette altérité sexuelle ». Cette dictature voudrait donc nous faire croire qu’une grand-mère ou une tante remplaceraient tout aussi bien une mère, idéalement. Et quel idéal !

19. En plus de vouloir manipuler les enfants à travers l’école de la République, cette dictature manipule les consciences en croyant perpétuellement servir l’esprit des Lumières, et s’en émeut à l’Assemblée. Comme pour se justifier, mais avec un brin de cynisme, elle nous rappelle aussi, depuis l’hémicycle, que la politique, c’est l’art de tous les possibles. Même les pires ! Officiellement, en toute légalité.

20. Pour conclure, cette dictature affirme haut et fort que le pays vit « un moment historique » avec ce mariage gay, argument repris en boucle par les médias d’Etat (France info, etc.), alors qu’il s’agit d’une erreur historique comme la France n’en a pas commise depuis 40 ans, et dont l’Histoire, la vraie, se souviendra.

A toute dictature, son mouvement de libération. Libération des consciences, libération des députés, Libération tout court.  Et abrogation, au besoin.

> Mobilisons-nous, ne lâchons rien, entrons en Résistance !

> Comme le journal Italien El Tempi en a fait sa Une, la Révolution est en marche !

> Rendez-vous le 24 mars à Paris, prenons la Bastille !

(*) En effet, avec les ‘mères’ porteuses, l’enfant se retrouve avec… parent 1 : le papa qui donne les gamètes, parent 2 : la maman qui donne l’ovule, parent 3 : la maman qui porte l’ovule fécondé, parent 4 : le copain de parent 1, qui n’a génétiquement rien en commun. (Voir aussi le dernier Zone interdite sur la question du mariage gay, disponible sur M6replay).

 

 

 

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2 réponses à Bienvenue en dictature !

  1. MDM dit :

    Il faut savoir, en effet, qu’avec une GPA (et donc GPF) il y aura nécessairement 2 mères, (une donne l’ovocyte et une autre, porte l’enfant fécondé) car ils veulent éviter un attachement de la mère porteuse, à l’enfant si c’est son propre ovocyte….
    On en arrive à des situations tellement glauquissimes qu’on se demande si on n’est pas dans un film de cauchemar et d’horreur.

  2. Intéressant article. En effet, notre démocratie est bien mise à mal. J’ajouterais juste une chose : la « dictature » que tu décris est en fait la forme post-moderne du totalitarisme que nous pouvons qualifier de post-démocratie. Nos régimes démocratiques sont usés et détournés de leur vocation première. Ainsi il reste un cadre démocratique, quasiment immuable : constitution, élections libre (il n’y a presque pas de fraude), liberté de la presse etc… Mais, dans les faits, le pouvoir est détenu entre les mains d’un petit nombre, d’une oligarchie qui a l’oreille du gouvernement. Pour faire passer ses idées, l’oligarchie cherche, par tous les moyens, à manipuler l’opinion publique : omniprésence dans les médias, détournement des mots (Novlangue orwellien) etc. Une fois l’opinion publique lessivée (certains lobbies ont mis plus de 30 ans pour laver les cerveaux), elle agira d’elle même. Ainsi, certaines choses que tu décris ne sont pas le fait ni du gouvernement, ni d’organisations spécifiques : juste des initiatives individuelles de citoyens convaincus par la cause LGBT… et convaincus que tous ceux qui sont contre le MPT sont homophobes. Ainsi nous avons là une dictature soft, un totalitarisme sans goulag, un pouvoir anonyme… mais ô combien terrifiant et antidémocratique.

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